Médecine de précision : Cap Digital et Medicen Paris Région s’associent à Oncodesign, Servier et Intersystems autour du projet Hu-PreciMED

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Porté par deux pôles orientés vers le numérique et le médical, le projet Hu-PreciMED mobilise plusieurs groupes industriels et plus de 45 entreprises innovantes, en vue de structurer la filière française de la médecine de précision et de gagner du temps dans l’émergence de nouvelles approches thérapeutiques et diagnostiques innovantes.

Medicen Paris Region et Cap Digital annoncent la mobilisation de leur écosystème autour du projet Hu-PreciMED (Human Precision MEDicine) en vue de structurer la filière industrielle de la médecine de précision en France. Initié conjointement par les groupes Oncodesign, Servier et Intersystems, le projet Hu-PreciMED mobilise d’ores et déjà 45 entreprises innovantes du numérique et du médical. Il a pour objectif de rassembler tous les acteurs publics et privés travaillant dans le domaine de la médecine de précision et de les connecter efficacement aux données de santé des patients afin d’améliorer les thérapies et outils de diagnostic disponibles, mais également de développer de nouvelles approches de médecine prédictive et préventive ; le tout en s’appuyant sur les dernières avancées du Big Data et de l’intelligence artificielle.

La médecine de précision s’appuie sur l’analyse des caractéristiques moléculaires et génétiques pour permettre un traitement et un suivi individualisé ou personnalisé des patients. C’est un marché en plein essor au niveau mondial, qui devrait représenter 96 milliards de dollars en 20241. Il s’agit d’une orientation incontournable pour le développement de solutions thérapeutiques par l’industrie du médicament, et pour la prise en charge des patients. Pour développer cette filière, il est indispensable que les acteurs anticipent les évolutions scientifiques, technologiques, réglementaires, économiques, éthiques et numériques. La filière nécessite également un support à la génération de données patients et un accès facilité à ces données.

Le projet sera organisé autour de trois axes pilotés par chacun des trois coordinateurs. Intersystems s’occupera de l’axe « résolution des cibles », qui consiste à utiliser les données patients pour identifier des sous-groupes afin d’adapter les traitements ou faire apparaître de nouvelles cibles thérapeutiques. Servier prendra en charge l’axe « investigation de nouvelles molécules », les nouvelles cibles thérapeutiques permettent d’identifier des biomarqueurs et de créer et produire de nouveaux médicaments. Enfin, Oncodesign se concentrera sur le troisième axe autour du développement préclinique et clinique de nouveaux médicaments associés à l’utilisation de biomarqueurs. Pour mener ce projet, deux plateformes numériques devraient être mises en place, l’une pour l’intégration des données multi-sources et l’autre pour l’analyse des données.

Parmi les 45 organisations publiques et privées qui ont rejoint le projet, on note chez les partenaires académiques et cliniques l’AP-HP, les labex Transimmunom et Inflamex, le CHU de Lille et l’Institut des sciences du vivant Frédéric-Joliot – CEA. Si toutes les aires thérapeutiques sont concernées à terme, la phase pilote se concentrera sur les maladies immuno-inflammatoires, qui affectent 5 à 7% de la population occidentale et pour lesquelles des cohortes de patients documentées existent ou peuvent être générées. L’objectif sera d’identifier les cibles les plus pertinentes et d’orienter les développements de nouveaux médicaments. Le projet comporte en tout quatre phases. La première phase court jusqu’à janvier 2019 et porte sur la conception et la construction du projet. Entre 2019 et 2020, les coordinateurs prévoient de développer et d’organiser la filière, avant de passer à une phase de pérennisation entre 2020 et 2023, portant plus sur l’aspect économique. Enfin, la dernière phase en 2022 et 2023 permettra d’élargir les pathologies concernées et la couverture géographique avec des partenariats à l’international. Le projet est aujourd’hui financé par les trois industriels coordinateurs, et prévoit d’obtenir d’autres financements, notamment au niveau européen.

« Pour ce projet Hu-PreciMED, nous nous appuyons sur les pôles Medicen et Cap Digital, des tiers neutres de confiance, ancrés dans l’écosystème technologique national. Ils auront un rôle pivot et vont à la fois coordonner ces collaborations, mais aussi donner accès à leurs réseaux et à leur méthodologie de travail », déclare Philippe Genne, PDG d’Oncodesign et Vice-Président du collège PME de Medicen, qui s’exprime au nom des trois entreprises porteuses du projet. « L’appel à manifestation d’intérêt lancé en juillet dernier à la suite de la mission de préfiguration du « Health Data Hub » lancée par Agnès Buzyn en juin 2018, a montré que les acteurs français du secteur sont très intéressés par cette démarche. En nous regroupant, nous pourrons créer une masse critique et nous appuyer sur l’excellence scientifique française pour rayonner à l’international. »

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