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Maladies du système nerveux Version imprimable Suggérer par mail

Dans le domaine des neurosciences et des maladies neuro-dégénératives, en fort développement dans les pays industrialisés, de grands acteurs industriels, des PME ainsi que plus de la moitié de la recherche publique française (environ 5 000 chercheurs, ingénieurs, techniciens, doctorants, post-docs) se trouvent en région parisienne.

Les acteurs

Les pathologies du système nerveux central sont l’un des axes de recherche des laboratoires R&D franciliens de Sanofi-Aventis, Servier, Ipsen et du Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB) et mobilisent une vingtaine de sociétés de biotechnologies. S’agissant de la recherche académique, les acteurs sont très nombreux.

Le CNRS et l’Inserm, présents sur la majorité des sites qui abritent le plus souvent des unités mixtes entre ces organismes et les universités, ont déposé 86 brevets dans ce domaine entre 2000 et 2004, dont 27 en ophtalmologie.

Les principaux partenaires et sites  sont :

  • L’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), centrée sur l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP), haut lieu historique de la neurologie, complétée par le centre de recherche de Jussieu (neurosciences intégratives étudiées chez l’animal) et l’Institut du Fer à Moulin (recherche en neurobiologie moléculaire et cellulaire) et, en ce qui concerne l’ophtalmologie, par l’hôpital des Quinze-Vingts.
  • L’Université René Descartes (Paris V) rassemble aussi de nombreux laboratoires de neurosciences, principalement sur les sites :
    Sainte-Anne, centre historique de psychiatrie ;
    Paul Broca (AP-HP): une dizaine d’équipes de recherche pré-clinique (160 personnes), travaillent sur le vieillissement, la psycho-pharmacologie, les peptides et médiateurs cérébraux pouvant déterminer certains comportements pathologiques tels que troubles des conduites alimentaires ;
    Saints-Pères, ainsi qu’au sein d’autres sites hospitalo-universitaires et universitaires.
  • Le CEA (Service hospitalier Frédéric Joliot) à Orsay (91) qui offre un plateau technique d’imagerie unique en Europe et qui anime l’Institut fédératif de recherche (IFR) 49 en imagerie neuro-fonctionnelle.
  • Les Instituts et Ecoles de la Montagne Sainte Geneviève, à Paris, notamment l’Ecole Normale Supérieure, le Collège de France, l’IBPC et l’ESPCI, ainsi que l’Institut Pasteur (département de neurosciences) et d'autres centres hospitaliers abritent également des laboratoires de neurosciences.
  • L’Institut de neurobiologie Alfred Fessard (CNRS) de Gif-sur-Yvette (91).
  • Les campus universitaires et/ou hospitalo-universitaires de Paris Sud (Paris XI), Paris XII-Val de Marne et Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

Enseignement supérieur : la recherche en neurosciences s’accompagne d’un enseignement reconnu au plan international avec, notamment, en 2005,  deux écoles doctorales (cerveau, cognition, comportement, Paris VI ; signalisation, pathologies du système nerveux, endocrinologie, Paris XI) ; quatre masters (Paris V, VI, XI).

Les acteurs des neurosciences de Paris- Région ont établi de nombreux partenariats internationaux, en particulier avec le MIT à Boston, l’Université Johns Hopkins, Caltech à Pasadena, le MNI à Montreal,  l’University College of London ou encore l’Institut Riken à Tokyo.

Les moyens structurants

Cet ensemble constitutif d’un véritable « Neuropole » en cours d’organisation, dont les membres sont des acteurs majeurs du pôle de compétitivité  francilien, disposera d’importants centres structurants dont, notamment :

L’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) : l’objectif est d’y effectuer des recherches d’excellence dans quatre domaines (moléculaire, cellulaire, physiologique et organisme entier), développés simultanément et sous-tendus par une approche transversale de thérapeutique expérimentale. Il s’agit d’identifier les gènes et les protéines défectueux ; de comprendre les maladies à l’échelle cellulaire afin de concevoir les molécules agissants sur les défects identifiés; d’identifier et de caractériser les réseaux défectueux de cellules nerveuses ; de renforcer la recherche clinique en vue de trouver des thérapeutiques innovantes pour les troubles du comportement et pour compenser le handicap. Situé au sein du centre hospitalo-universitaire Pitié-Salpêtrière (AP-HP), l’ICM disposera de 19 000m2 de laboratoires de recherche, de plates-formes technologiques et de locaux abritant un centre d’investigation clinique, ainsi que d’un incubateur d’entreprises. L’effectif «  recherche « prévu avoisine 750 personnes. L’ICM constituera le centre de recherche le plus important au monde dans le domaine des pathologies du système nerveux. Mise en service prévue en 2009.

L’Institut de la Vision : situé au sein de l’hôpital des Quinze-Vingts, il sera dédié à la mise au point de traitements pour les pathologies oculaires. Les membres fondateurs sont l'Inserm, l'Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), le Centre Hospitalier national d'ophtalmologie des Quinze-Vingts, la Fondation ophtalmologique Adolphe de Rothschild.

Dès 2007, iI regroupera sur un site unique (plus de 5000 m2) et partagé des équipes de recherche biomédicale fondamentale et clinique ainsi que des industriels (plus de 400 personnes), projet unique en France dans ce domaine. Il sera doté de plates-formes de haute technicité et de structures de recherche sans équivalent et disposera en outre de 2000 m2 d’incubateur et pépinière d’entreprises, spécialisées dans le domaine. On pourra également y trouver un hôtel d’activités liées à la vision et une résidence d’accueil.
L’Institut de la Vision assurera le continuum thématique et méthodologique, rapprochant chacune des équipes de recherche et l’ensemble de leurs activités. L’une des lignes directrices de ses activités sera celle qui relie la physiologie des cellules rétiniennes et de leurs interactions aux approches thérapeutiques visant à les préserver, voire les renouveler et à maintenir leur fonction dans les pathologies dégénératives de la rétine.

Le plateau d’imagerie sud-francilien du SHFJ, à Orsay, complété par le centre de neuro-imagerie IRM en champ intense NeuroSpin (mise en service début 2007) à Saint-Aubin /Saclay (91) et le futur centre d’imagerie multi-modale pré-clinique MIRCen (CEA/Inserm) à Fontenay-aux-Roses (92) cf thématique « Imagerie  biomédicale ».

Une animalerie de plus de 50 000 rongeurs vieillissants : en cours de création au sein de l’Hôpital Charles Foix (AP-HP), elle sera un outil unique en Europe pour l’étude des mécanismes du vieillissement.

Les ressources biologiques : présence en Ile-de-France de plusieurs banques d’ADN (plusieurs dizaines de milliers de prélèvements) étroitement liées avec Genopole et le Généthon et de banques de tissus cérébraux uniques au monde.

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